Le titre-phare du groupe « Le Monde », le quotidien qui porte le même nom, a publié le 25 juillet 2026, un éditorial, anonyme, pour participer à la diffamation publique, contre la FI et Jean-Luc Mélenchon, et ce, à partir de « l’affaire Barbara Butch ». D’une manière comparable à la rhétorique d’un Jean-Frédéric Schaub, l’auteur anonyme de cet éditorial reproche à la FI et JLM, de « conflictualiser le débat politique français autour de la question palestinienne« . La politique devrait être le champ des bonnes personnes, qui connaissent les usages de langage, et qui ne soutiennent pas les Palestiniens, désignés par cet auteur, avec la formule « question palestinienne« . Qui a « conflictualisé » et pourquoi ? Le même auteur affirme que le « prétexte de la mobilisation était la signature, en mars, par la DJ de 45 ans, artiste juive et figure LGBTQ+, d’une tribune en soutien à la proposition de loi contestée de la députée Caroline Yadan contre « les nouvelles formes d’antisémitisme »« . Cet artiste a donc signé un texte, qui appelait à soutenir la « loi Yadan », laquelle, depuis, a été retirée sous la pression sociale, une loi qui entendait nous imposer un philo-israélisme, avec une identification des citoyens engagés contre le sionisme israélien, avec des antisémites – conformément à la rhétorique du chef du gouvernement israélien (mis en cause par la CPI, et par des centaines de millions de citoyens dans le monde). Comme le projet de loi Yadan a connu une claire déconfiture, Barbara Butch a, « entre-temps publiquement regrettée« , sa signature. Mais sa signature de cette tribune de soutien n’était pas un accident rare et malheureux : suite aux événements de Grenoble, elle a tenu des propos dans différents médias, qui démontrent à quel point elle adhérait aux présupposés et aux objectifs de la loi Yadan. Des citoyens engagés auraient eu tort de ne pas prendre en compte « la nette prise de distance de l’artiste avec la loi Yadan » : avec le Monde, il suffit d’un rien pour que tout change. Les mêmes engagés auraient donc eu tort de réduire « Barbara Butch à une supposée solidarité avec le gouvernement israélien sur le seul fondement de sa confession religieuse« . « SUR LE SEUL FONDEMENT DE SA CONFESSION RELIGIEUSE » : donc, sa signature sur la loi Yadan a disparu au motif qu’elle l’aurait regretté ? Et en plus, l’auteur anonyme met en cause une identification de Barbara Butch au judaïsme, en affirmant que c’est en raison de son identité juive qu’elle est mise en cause ! Mais alors, comment cet auteur explique t-il que les personnes juives qui s’opposent à Israël ne soient pas mises en cause par de tels citoyens ? Comment explique t-il que des personnes juives participent elles-mêmes, à la mise en cause de personnes comme Barbara Butch ? Ses propos ultérieurs contre des citoyens engagés, antisionistes, juifs et non-juifs, démontrent qu’elle n’a sincèrement rien regretté, puisqu’elle reprend des éléments accusatoires de la loi Yadan !
« Boycotter n’est ni menacer ni empêcher » : le Monde empile ses mensonges, puisqu’il n’y a eu ni menace, ni empêchement, mais, à l’occasion d’un concert, une dénonciation du soutien, de fait, de cette artiste, au régime israélien. Elle est si « fraternelle », qu’elle a, depuis, « annoncé avoir déposé plainte contre LFI pour « provocation à la haine et à la violence ». » Par contre, pour les citoyens et intellectuels et artistes censurés, menacés, agressés, pour leur soutien à la Palestine, on attend toujours un éditorial du Monde…
A partir de là, l’auteur anonyme plonge dans la fange : « Ce n’est pas la première fois que La France insoumise est prise en faute sur le sujet : Jean-Luc Mélenchon multiplie les déclarations aux relents antisémites depuis plusieurs mois« . Les déclarations ne sont pas dites, « antisémites », mais elles auraient des relents. Le Monde, Médiapart, Libération, Marianne, et d’autres, pratiquent ainsi l’amalgame : pas de déclarations antisémites, mais des relents. Et pour justifier cela, l’auteur cite un « visuel de Cyril Hanouna reprenant les codes antijuifs des années 1930 avait même été diffusé par le mouvement sur les réseaux sociaux avant d’être retiré« . Ce visuel, produit par des Insoumis, et pas par le mouvement, a été retiré à la demande du mouvement. MAIS en outre, nous, ici, nous avons démontré que relier ce visuel à une affiche nazie relevait d’une hallucination volontaire, incapable de démontrer sa véracité, certitude. La FI a eu le tort de le retirer, et maintenant, des Immondes se servent de ce retrait pour l’accuser de…
Sur des bases aussi vagues et faibles, l’auteur exige des « sanctions« , de la part des « dirigeants de LFI« . Le concert n’a pas été interrompu par les protestataires, mais par la « DJ », laquelle n’a pas apprécié d’être ainsi publiquement critiquée. En somme, pour éviter qu’elle ne se retire, il aurait fallu ne rien dire : cette censure-là, Le Monde n’est pas contre. La direction de la FI n’avait aucune raison de vouloir « stopper l’initiative« , puisque celle-ci était juste, justifiée : les propos de cette artiste confirment le bien-fondé de cette démarche.
Pour ne pas paraître ne se soucier que de l’antisémitisme, l’auteur anonyme évoque la « lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+)« . Mais il suffit de lire cet éditorial du Monde et d’autres publications pour comprendre que seul le racisme antijuif lui paraît grave, insupportable : d’aucun autre racisme, à commencer par le racisme anti-arabe, l’auteur et ce quotidien ne les traitent comme les traitent comme « un poison qui touche l’ensemble de la société« . Le clown qui se cache derrière l’anonymat de cet éditorial pense pouvoir donner des leçons aux « organisations politiques » qui « doivent accomplir leur part dans cette prise de conscience collective. C’est à elles de prévoir des formations et un encadrement suffisant pour prévenir toute prise de position de cette nature, en expliquer les ressorts et les racines historiques. Il fut un temps où c’était de tradition dans les formations de gauche et d’extrême gauche » : cette « tradition » n’a jamais cessé, et cet auteur ne va pas exiger de telles formations de la part de la droite et de l’extreme-droite, puisqu’il sait que, là, les propos racistes sont omniprésents, parmi les plus graves – ce dont il se moque, puisque ces propos racistes ne visent plus, actuellement, les Juifs de France, mais « seulement », les Français, arabe-musulmans, les musulmans, les « gens du voyage », les personnes noires. En somme, celles et ceux qui subissent un racisme dont l’Immonde n’a que faire, puisque ses auteurs envisagent de voter pour une candidature d’extreme-droite, ou de ne pas s’opposer à son élection en 2027. Les citoyens engagés, de gauche, sont, tous les jours, insultés, diffamés, par ces « médias », puisque l’auteur anonyme de cet éditorial croit pouvoir conclure que « »Ne rien faire ou minimiser l’ampleur du problème revient à le cautionner. Il est urgent, pour La France insoumise, de sortir de ses ambiguïtés sur l’antisémitisme« . ceci étant dit à la formation politique la plus engagée contre tous les racismes.
Mais le groupe Le Monde peut compter sur ces divers fusils pour attaquer la FI et JLM sur des bases aussi frauduleuses. C’est ce que l’hebdomadaire Télérama, propriété du Monde, a fait, avec un entretien avec un autre clown, Jonas Pardo. Dans un long entretien, Télérama fait de la publicité à cet individu, à sa « Boussole antiraciste », « une association de lutte contre le racisme et l’antisémitisme« , parce qu’il a sauté sur l’occasion de rédiger une « tribune en soutien à la DJ ». Evidemment, « Il explique pourquoi, selon lui, Barbara Butch a été victime d’un acte antisémite« . Jonas Pardo, c’est, selon Télérama, un « chercheur, militant de gauche, spécialiste des questions d’antisémitisme au sein de l’association Boussole antiraciste, dont il est le directeur« . Un chercheur ? Il faut vraiment chercher pour trouver par où et par quoi Pardo « cherche ». En outre, on sait qu’il ne cherche plus : il a trouvé, en fondant une association, qu’il dirige, et qui lui permet ainsi d’être défini comme « spécialiste des questions d’antisémitisme au sein de l’association Boussole antiraciste« . Magique. Et du coup, le voilà, « militant de gauche » : évidemment, Télérama ne se pose aucune question sur ce « militant de gauche », qui, comme d’autres, passe son temps à défendre Israël. En commençant par la loi Yadan : « Le soutien à la loi Yadan serait un soutien à Netanyahou. Ce qui est faux« . Pourtant, la loi Yadan se proposait d’imposer, en France, ce que le gouvernement Netanyahou dit et exige : identifier les militants antisionistes à des antisémites. Pour Pardo ? Non. De ce qui s’est passé à Grenoble, la description par Pardo est apocalyptique : selon lui, Barbara Butch a été visée par « des cailloux, des liquides, de la terre« , et « des câbles électriques ont été sectionnés« . Pourtant, que cela soit par les témoignages de personnes présentes comme par les images diffusées, nul n’a vu des jetées de cailloux. A aucun moment, et heureusement, la « DJ » n’a été touchée par quoi que ce soit. Ce n’est pas grave : mentez, il en restera toujours quelque chose. S’il n’y avait pas eu des images pour le prouver, un individu aurait pu, il y a plusieurs mois, prétendre qu’il avait été agressé en raison de son identité, juive, mais, filmé, il a été vu se jeter à terre, et se rouler au sol, comme s’il était frappé (par des bras invisibles). Mais PERSONNE n’était à côté de lui. PERSONNE.

Pour paraphraser Pardo, pourquoi ne peut-on pas lui reprocher de ne pas être intéressé par les autres racismes, et pas le seul antisémitisme ? Que Barbara Butch soit « préoccupée par l’antisémitisme« , est compréhensible, logique, puisqu’elle est une femme juive. Mais est-elle préoccupée par les autres racismes ? Que dit-elle à ce sujet ? RIEN. Comme PARDO : RIEN. Mais EN PLUS, elle parle contre les militants antisionistes. De la « fête chez l’ambassadeur« , JP concède que « On peut lui en vouloir, mais, là encore, ce n’est pas ce qui est écrit dans les communiqués de La France insoumise Grenoble. Ils disent que Barbara Butch participe à une opération de propagande, de pinkwashing, pour le gouvernement israélien. On n’est plus dans la réalité, mais dans une image projetée, le fantasme de « double allégeance », c’est-à-dire l’idée que les Juifs seraient au service d’un État étranger pour manœuvrer contre le bien commun ici en France« . Y a-t-il « pinkwashing » ? Y a-t-il des citoyens, français et israéliens, qui sont au service d’Israël ? Selon JP, sans le démontrer : non. Tout le monde peut connaitre ce que sont les opinions de Barbara Butch, mais selon, JP, « ce sont des opinions qu’elle n’a pas« , donc, il en déduit qu’on lui en veut pour autre chose. Il affirme, sans jamais pouvoir le démontrer, que « Barbara Butch ne soutient pas le gouvernement Netanyahou. Barbara Butch ne veut pas silencier les voix pro-palestiniennes. Elle ne fait pas de la propagande pour le gouvernement israélien. Barbara Butch a signé une tribune parce qu’elle est contre l’antisémitisme« . Où sont les déclarations de cette « DJ », contre le gouvernement Netanyahou ? Contre les actes et les propos de Ben Gvir ? en faveur des Palestiniens ?
Pour justifier son soutien à cette artiste et pour se justifier, JP prétend être « engagé pour le droit des Palestiniens », et, pour cela, allègue plusieurs engagements qui iraient dans ce sens. Pourtant, l’expression publique de Jonas Pardo ne permet pas de confirmer ses affirmations : des recherches sur celles-ci n’obtiennent AUCUN RESULTAT. Quand il lui est demandé ce qu’il pense de la « censure qui s’exerce à l’égard des artistes et des militants pro-palestiniens, notamment Judith Butler, Kneecap« , il se contente de répondre que « Cet argument ne tient pas la route« , mais, une fois de plus, il n’argumente pas.
La fin de ses propos est sans doute ce qu’il y a de pire : il procède à des amalgames, en invoquant des actions criminelles. Ce n’est pas qu’il est difficile d’argumenter contre ses propos : s’il faut le faire, ce sera fait. Mais ses propos sont tellement scandaleux, dégueulasses, qu’il est préférable de s’arrêter là. Derrière des propos souvent médiocres, superficiels, il y a une violence intellectuelle, capable de relier des militants engagés à des criminels rejetés par ces mêmes militants. C’est exactement la rhétorique du gouvernement Netanyahou, exactement les memes propos que l’avocat Goldnadel, que ceux, officiels, du CRIF.
Il paraît que des intellectuels, comme Étienne Balibar, Vincent Lemire, des proches des Insoumis, comme Thomas VDB, soutiennent la tribune de JP. Ah oui ?