
Cette initiative/pétition est accessible ici : https://citizens-initiative.europa.eu/initiatives/details/2025/000005_fr#statements-table
Si, pour certains Etats, le seuil requis de signatures est largement atteint (Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Suède), pour d’autres, il n’est pas atteint, et même le pourcentage actuel est ridicule (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Croatie, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie). Etant donné la taille de sa population, le cas allemand est même le pire. Mais les pays qui ont les plus mauvais pourcentages sont la Hongrie, et les pays baltes – des pays dans lesquels l’antisémitisme a été, avant et pendant la seconde guerre mondiale, parmi les plus élevés, qui ont participé à des crimes contre l’Humanité. C’est dans ces pays que, via l’identification frauduleuse des personnes juives avec Israël, ces Etats et leurs populations se donnent un prétendu philosémitisme de compensation, mais que, en outre, ils continuent de soutenir des crimes de masse, contre l’Humanité.
Pour que la dite initiative soit validée, et que l’UE consente à la prendre en compte, il faut atteindre le million de signatures (le dépasser, afin de ne pas subir une invalidation, par des signatures récusées), avoir atteint le seuil nécessaire dans au moins 7 pays, ce qui est déjà le cas. Donc si les signatures continuent dans les pays où elle est déjà massivement soutenue, l’arrivée/dépassement au million permettra de la valider.


L’article a raison de pointer cette contradiction. L’Initiative Citoyenne Européenne contre l’accord UE–Israël est en train de franchir le million de signatures, ce qui prouve qu’une masse critique de citoyens refuse la complaisance européenne face aux violations du droit international. Mais le fait que certains États affichent des chiffres ridiculement bas est révélateur : il y a une fracture dans la conscience européenne, une indifférence qui affaiblit la portée de l’action.
Ce déséquilibre est dangereux, car l’ICE ne se joue pas seulement sur le total global, mais sur la répartition. Si certains pays restent en retrait, l’initiative risque d’être neutralisée malgré l’élan populaire. C’est exactement ce que l’article dénonce : une Europe incapable de parler d’une seule voix sur la question israélo-palestinienne.
J’abonde totalement dans ce sens : atteindre le million est une victoire morale, mais sans homogénéité, cela restera un signal symbolique. La tâche militante est claire : amplifier la sensibilisation dans les États faiblement mobilisés, transformer cette victoire en pression politique réelle, et rappeler que l’Europe ne peut pas continuer à valider un accord avec Israël tout en fermant les yeux sur ses violations du droit international.
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