« Vademecum » de l’Education Nationale/racismes : un collectif, en cours de constitution, dénonce un texte avec des obsessions et des silences…

Dans un long texte qui analyse celui intitulé, « Vademecum. Agir contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations« , les auteurs de ce site Substack, « Antiracistes versus Inquisition », expliquent les raisons de leurs critiques et de leur rejet de ce texte officiel.

Nous mettons en avant cet extrait :

« Il en va de même concernant le « racisme systémique », le « racisme d’Etat » : là encore, un propos caricatural sert à distinguer les régimes du racisme officiel (nazisme, apartheid sud-africain, mais rien concernant les lois et les pratiques en Israël), d’un pays comme la France dont toute l’Histoire, notamment de ces deux derniers siècles, est ignorée par les auteurs, ou dont ils font même l’éloge, puisqu’il suffit qu’il y ait des prétentions/intentions affichées pour que la France soit entièrement lavée de cette critique, « La Constitution de 1958 affirme dans son article 1er que la France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » et la loi française réprime les agissements racistes (cf. fiche 2). La République a mis en place des structures publiques dédiées à la lutte contre le racisme et les discriminations comme la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti LGBT (DILCRAH) ou le Défenseur des droits ». Au contraire, il est possible de dire que, à la différence de ces régimes violents, mais « sincères », dans la mesure où ils ont exprimé leur racisme dans des textes et des pratiques, la France a constamment fait de « l’en même temps », avec, dans une main, la « déclaration des droits de l’homme », et de l’autre, l’association du sabre et du goupillon, officiellement remplacée par l’association du sabre et de la laïcité (trahie), puisqu’il y a valorisation et protection d’un culte, et dévalorisation, attaque, contre un autre culte. Faut-il rappeler que la République, la 3ème, a osé créer le statut/code de l’indigénat ? Que, dans les « colonies », la loi de 1905 n’était pas déclinée et gérée de la même façon ? les manuels scolaires du début du 20ème siècle qui contenaient des affirmations racistes ? La liberté accordée à la violence de l’extrême-droite, contre les Juifs, les noirs, les musulmans, avant et après l’affaire Dreyfus ? Les auteurs de ce texte ont cru pouvoir formuler que « Cette dimension systémique du racisme, de l’antisémitisme et des discriminations”, EN FRANCE, “liées à l’origine ne peut être confondue avec l’idée que l’État français serait raciste ou qu’il existerait en France du racisme d’État ». L’Etat serait pur de toute participation/responsabilité, dans un racisme dont ils reconnaissent la dimension systémique ».

L’Etat peut-il être juge et partie sur un tel sujet ? Comme pour d’autres sujets importants, il paraît sensé de considérer que de tels textes devraient être élaborés par une instance indépendante.

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