Le Vademecum « Agir contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations », le texte, sa réécriture, quatrième note

Fiche 1. Racisme, antisémitisme, discriminations liées à l’origine, de quoi parle-t-on ?

Le racisme et l’antisémitisme LES RACISMES sont des notions SONT DES FAITS SOCIAUX ET POLITIQUES qu’il convient de maîtriser FAUT CONNAITRE LE PLUS PRECISEMENT POSSIBLE afin de repérer et de traiter leurs manifestations à l’École pour les combattre.

  1. Racisme

Définition

Le racisme LES RACISMES désigne DESIGNENT communément une attitude d’hostilité, allant du mépris à la haine, à l’égard d’un groupe humain DES PRATIQUES VIOLENTES, DONT DES « THEORIES », « DOCTRINES », PAR LESQUELLES DES INDIVIDUS PRETENDENT INCARNER UN GROUPE HUMAIN DANS SON ENSEMBLE, ET VISENT DES PERSONNES ASSIMILÉES À UN GROUPE HUMAIN HOMOGENE. La loi Pleven du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme définit ainsi celui-ci comme « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance, ou de leur non-appartenance, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

La biologie a montré depuis longtemps DES SCIENCES CONJUGUEES, ONT DEMONTRE, NOTAMMENT APRES 1945, qu’il n’existe pas de races humaines1, mais la stigmatisation d’un groupe. LES RACES N’EXISTENT PAS, LE RACISME EXISTE : COMME DE NOMBREUSES FICTIONS, NUL BESOIN QUE SON OBJET EXISTE VRAIMENT POUR QUE LE RACISME EXISTE. LE RACISME AFFIRME QU ‘IL Y A DES GROUPES HUMAINS HOMOGENES, UNE HIERARCHIE DE CES GROUPES. LE RACISME A MÊME PU ETRE PRETENDUE COMME ETANT UN PRINCIPE SCIENTIFIQUE. supposé inférieur ou hostile, a reposé sur  AINSI ETAIENT INVOQUEES des caractéristiques, physiques héritées (dites phénotypiques), ou sur des caractéristiques culturelles (comme la religion ou une forme de civilisation). Le racisme suppose toujours une hiérarchisation des groupes humains.

Il peut se manifester par SE MANIFESTE PAR :

  1. des comportements (propos, injures, menaces, violences, etc.) fondés sur des stéréotypes et des préjugés ;
  2. des pratiques sociales d’exclusion allant de l’évitement à la persécution, en passant par les discriminations au quotidien ;
  3. des pratiques institutionnelles d’exclusion, de ségrégation (persécution d’État, apartheid, etc.) ;
  4. des discours de natures diverses (religieuse, politique, doctrinaire, pseudo-scientifique…) qui visent à justifier ces comportements et ces pratiques et à légitimer les violences, la domination d’un groupe sur un autre, voire l’anéantissement.

Aux yeux des sciences sociales, le racisme ne se réduit pas à un ensemble de comportements et de pratiques ; il S’AGIT AVANT TOUT peut aussi s’agir d’un phénomène POLITIQUE GLOBAL, institutionnel, quand il participe PUISQU’IL A PARTICIPÉ de l’ordonnancement des sociétés, notamment dans ce que l’historien George Fredrickson2 nomme les « régimes ouvertement racistes » (Allemagne nazie, Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid, le sud des États-Unis à l’époque de la ségrégation auxquels on peut ajouter le régime antisémite de Vichy) et les « sociétés racialisées » (sociétés coloniales en particulier).

1 Voir Existe-t-ildifférentesracesd’humains?sur le site du Muséum d’histoire naturelle

2 George M. Fredrickson, Racisme.Unehistoire, Paris, Liana Levi, 2003, pp. 110-112

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