Un énième éditorial catastrophique de Libération sur un sujet pourtant essentiel…

Libération a publié cet éditorial de Jonathan Bouchet-Petersen, titré « Peine de mort : face à la pédocriminalité, la sombre tentation d’une grande régression« . C’est un texte typique de cette rédaction : une caricature.

D’un côté, le propos ose évoquer, annoncer, une « sombre tentation d’une grande régression », par une puissante répression de. Une répression, ce serait donc une « sombre tentation », et ce parce que l’extrême droite en profite pour revenir à son obsession, qui est de tuer des êtres humains – par la « peine de mort ».

Mais la réalité, c’est que la pédocriminalité, en France, et ailleurs (USA), est plutôt, peu recherchée, avec peu d’enquêtes, peu d’arrestations, peu de condamnations – et même, un nombre non négligeable de relaxés, ou de condamnés avec sursis. Pour parler des perspectives d’évolutions, législatives, administratives, l’édito se focalise sur les agités du bocal de l’extreme droite, toujours prompte à simuler les « pères la vertu », et de requérir, de la sévérité, de la sévérité. Pourtant, cette comédie est choquante : l’extreme droite française n’A RIEN A DIRE, SUR ET CONTRE la pédocriminalité, quand elle est le fait de catholiques, pratiquants, des prêtres, des encadrants dans des écoles privées. Or cette pédocriminalité aura été et est massive. Et en plus, il serait tout à fait légitime d’interroger la complicité de l’extrême droite avec cette pédocriminalité.

Bien entendu que nous avons besoin d’une répression, enfin, à la hauteur, contre de tels crimes et de tels criminels. La « peine de mort », ne peut être rétablie en France, dans le cadre de l’UE : être dans l’UE ou revenir à la peine de mort, il faudra choisir. Mais surtout, cette injonction à ce rétablissement est le fait d’individus qui, TOUJOURS, s’auto-définissent comme des individus vertueux et présupposent que, JAMAIS, une peine de mort rétablie ne les concernerait, concernera. Elle illustre de manière emblématique la nullité/faiblesse intellectuelle : allons à la solution la plus simple. Chacun sait comment les choses se passent, dans une telle hypothèse : on commence par condamner à mort et exécuter quelques vrais monstres, puis d’autres qui le sont moins, d’autres qui le sont encore moins, avant de condamner à mort des opposants politiques. Pas de surprise : c’est la volonté de l’extrême droite. Mais, évidemment, des millions ne les laisseront pas faire. RESTE LE SUJET FONDAMENTAL : comment une société qui a pour objectif de devenir/redevenir, saine, fait-elle pour empêcher, en amont, de tels crimes, pour protéger, de facto, vraiment, les enfants ? Sur ce sujet, l’extreme droite n’a rien à dire, et Libération préfère faire référence à ces agités violents pour NE PAS parler du sujet, sur le fond.

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